100.000 km des TEC en question
14 Octobre 2015


Journal Le Soir:

Pour Yves Evrard, député MR dans l’opposition au parlement wallon, le plan d’économies adopté par le TEC Namur-Luxembourg n’est que le fruit d’une « violation du contrat de service public par le gouvernement » et aura pour conséquence la suppression de 100.000 km de dessertes dans les deux provinces. En bref, la Région va chercher des réductions de budget où elle peut et avait annoncé au TEC qu’elle ne serait plus en mesure de respecter la trajectoire budgétaire d’antan, qui correspondait à une subvention indexée, augmentée de 1 %. C’est donc ici que les réformateurs voient une violation du contrat d’origine. En commission, Yves Evrard vient d’interroger le ministre de tutelle, Carlo Di Antonio (CDH). Qui veut relativiser, du côté de Namur-Luxembourg, comme du côté de Liège-Verviers…

« Le TEC Liège-Verviers et le TEC Namur-Luxembourg, comme l’ensemble du groupe TEC, veillent en permanence à optimiser leur offre de transport en fonction de la demande et des ressources disponibles, a répondu le ministre. Que ce soit au TEC Liège-Verviers ou au TEC Namur-Luxembourg, il ne s’agit aucunement de forte réduction de l’offre de transport et il n’y a aucun licenciement ni suppression de ligne. Lors de l’élaboration du budget 2015, le gouvernement s’est fixé une trajectoire de retour à l’équilibre budgétaire. Parmi les mesures prises pour atteindre cet objectif, il a décidé de réduire la dotation de tous les OIP wallons de 10 % en 3 ans, dont 5 % en 2015. Il s’agit là d’une mesure générale. Pour le groupe TEC, les augmentations prévues par le contrat de service public – à savoir l’index + 1 % + 4,5 millions d’euros en 2015 – ont bien été appliquées, et la réduction de 5 % a été ensuite calculée sur le montant obtenu. »

Les comptes n’en resteront pas là puisque, pour atténuer l’impact des économies dans ce service offert aux citoyens, une dotation (annuelle) complémentaire et récurrente de 7 millions d’euros, à partir de 2015, a été dégagée. « Il n’y a donc pas eu de diminution de moyens mais une stabilisation de ceux-ci entre 2014 et 2015 et cela malgré la non-augmentation des tarifs, assure Di Antonio. En ce qui concerne l’évolution des moyens budgétaires alloués par la Région en 2016 versus 2015, il s’agira de nouveau d’une stabilisation de ceux-ci et ce sera encore une fois l’objectif recherché pour 2017. » Un discours qui ne rassure pas le MR.




Source : http://www.lesoir.be/1016355/article/actualite/regions/namur-luxembourg/2015-10-14/100000-km-des-tec-en-question