La pratique du gollf en FWB
14 janvier 2016

Question de M. Yves Evrard à M. René Collin, ministre des Sports, intitulée «Pratique du golf en Fédération Wallonie - Bruxelles» .

M. Yves Evrard (MR).

– Vous avez sans doute appris comme moi que dans le sud de la province, un célèbre golf à la frontière luxembourgeoise a fermé ses portes. On annonce la création de nouveaux projets, notamment dans le sud et dans la région d’Arlon, comme la création de nouveaux terrains 18 trous.

C’est pour moi l’occasion de faire le point avec vous sur cette discipline qui sera présente aux prochains Jeux olympiques de Rio en 2016. Cela va certainement accroître l’intérêt du grand public pour la pratique de ce sport, jusqu’ici réservé à quelques-uns. Le golf est-il un sport que vous avez eu l’occasion de soutenir? Si oui, selon quelles modalités? Êtes-vous intervenu dans le financement de différentes infrastructures? Quel est le rôle de l’ADEPS, notamment pour promouvoir ce sport?

Auparavant, réservé à quelques-uns, ce sport s’est-il démocratisé aujourd’hui?

Un des problèmes majeurs est celui de l’affiliation puisqu’il faut d’abord être affilié dans un club avant de s’affilier à la fédération. Il est impossible de s’y affilier directement, ce qui engendre des problèmes quand les montants de l’affiliation sont élevés. En Irlande ou en France,on voit l’éclosion de plus en plus de golfs publics qui permettent la pratique de ce sport à des tarifs plus avantageux.

Quelles sont les initiatives que vous avez prises en ce sens en Fédération Wallonie-Bruxelles?

En matière d’affiliation, avez-vous déjà eu des contacts avec la fédération pour per-mettre une affiliation directe auprès de celle-ci?

M. René Collin, ministre des Sports.

La Fédération royale belge de golf est une fédération nationale qui ne sera pas, en tant que telle, reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle est scindée en deux ailes: l’aile francophone, l’Association francophone belge de golf (AFG) qui n’est pas reconnu, car elle ne répond pas actuellement aux exigences du décret et la Vlaamse vereniging voor golf (VVG), reconnue depuis 2002 par le Bloso. Toutefois, l’AFG est régulièrement invitée par l’ADEPS pour présenter sa discipline lors du Trophée commune sportive ou lors du Rhéto trophée.

Pour ces actions, l’AFG a bénéficié de subsides ADEPS. En outre, l’AFG prend part à de nombreux événements familiaux organisés par des entités locales dans le cadre de manifestations sportives. L’AFG a également mis en place un programme «Golf à l’école», qui est un vrai programme d’envergure à destination des élèves de sixième année primaire, à savoir une initiation de deux heures au sein de l’école et, la semaine suivante, de deux heures sur le practice des clubs proches.

Pour l’année scolaire 2014-2015, 1 000 enfants et 128 professeurs d’éducation physique sont concernés, soit 67 journées de travail prestées. Aujourd’hui, nous recensons 38 clubs en Fédération Wallonie-Bruxelles pour 24 256 affiliés en 2014 par rapport à 23 673 en 2013, soit une augmentation linéaire de 3 à 5 %. Depuis 1991, le nombre de joueurs a presque doublé.

J’attends les chiffres pour les affiliations 2015. L’AFG organise régulièrement avec ses clubs des formations à destination du grand public. Le 19 avril dernier, une journée porte ouverte était organisée dans tous les clubs francophones. Plus de 2 000 novices sont venus s’essayer à la pratique du golf. Nul doute que ces initiatives permettront d’ouvrir le golf à un public toujours le plus large possible.Mes services ont rencontré les dirigeants de l’AFG afin de les épauler dans la constitution de leur dossier de reconnaissance, reconnaissance que je souhaite d’ailleurs, mais également pour leur proposer mon soutien dans le cadre de projets spécifiques qu’elle pourrait me proposer.

M. Yves Evrard (MR).

– J’entends bien l’engouement croissant pour ce sport. Ma question portait sur l’accessibilité des infrastructures. Si votre interlocuteur majeur est l’AFG, il existe le programme Be Gold qui vise à

promouvoir certaines disciplines auprès des jeunes dans la perspective des Jeux olympiques 2016 et 2020. La Communauté française est également partenaire via l’ADEPS. Je vous invite à élargir l’accessibilité de ce sport au plus grand nombre et à prendre les mesures nécessaires dans ce sens.




Source : http://parlement.wallonie.be