La pratique du hockey subaquatique
01 février 2016

Question de M. Yves Evrard à M. René Collin, ministre des Sports, intitulée

«Pratique du hockey Subaquatique en Fédération Wallonie-Bruxelles»

M. Yves Evrard (MR).

– Je voulais faire le point sur cette discipline assez confidentielle. Pratiquée il y a une vingtaine d’années à Charleroi, elle a totalement disparu de l’espace francophone avant de faire son retour à Bruxelles dans les années 2000. Ce sport est également pratiqué à Louvain-la-Neuve, mais force est de constater qu’il se développe principalement dans le Nord du pays. Un championnat de Belgique existe depuis une dizaine d’années. La discipline compte environ 150 adeptes.

Certains ont d’ailleurs été sélectionnés en équipe nationale pour représenter la Belgique au Championnat du monde et au Championnat d’Europe, où quelques-uns d’entre eux se sont illustrés.

Monsieur le Ministre, savez-vous combien de clubs compte cette discipline en Fédération Wallonie

-Bruxelles? Pourquoi ce sport suscite-t-il si peu d’engouement dans la partie francophone du pays?

Est-ce par manque d’infrastructures? L’un ou l’autre club vous a-t-il contacté pour obtenir des subventions afin de promouvoir la discipline?

Vous a-t-on sollicité pour soutenir la création de nouveaux clubs?

Certaines communes ont rénové ou sont en train de rénover leur piscine. Ont-elles pris en

compte la pratique de ce sport?

M. René Collin, ministre des Sports.

– Le hockey subaquatique est un sport d’équipe qui se pratique en piscine, où deux équipes de dix

joueurs (six dans l’eau, quatre remplaçants) s’affrontent en apnée à deux mètres de profondeur

environ pour la possession d’un palet (un disque de plomb) de 1,3 kg. L’objectif du jeu consiste à

pousser le palet au fond de la piscine en utilisant une courte crosse en bois pour qu’il entre dans le

but immergé de l’équipe adverse.

C’est un sport complet, ludique et mixte, où filles, garçons, jeunes et moins jeunes jouent sur un pied d’égalité. Il existe trois clubs en Fédération Wallonie-Bruxelles: Bruxelles, Louvain-la-Neuve et La Louvière. Cependant, des projets de création de clubs sont en cours d’étude, à Spa,notamment.

Le hockey subaquatique fait partie de la Ligue francophone d’activités subaquatiques, la LIFRAS, reconnue par l’ADEPS. Je suis bien sûr à leur disposition pour les aider à promouvoir au

mieux ce sport.

Depuis 2012, l’ADEPS propose des stages dans cette discipline. À cette date, on comptait seize inscrits à Arlon. Ils étaient quarante au total en 2013 pour Spa, Arlon et Louvain-la-Neuve; quarante-huit en 2014 pour Louvain-la-Neuve et Arlon et trente-trois en 2015, pour Arlon et

Louvain-la-Neuve. En 2016, un stage sera proposé à Arlon.

Malheureusement, on ne pourra en organiser à Louvain-la-Neuve parce que la piscine est en travaux. Un contact a déjà eu lieu entre mon cabinet et le président du hockey subaquatique francophone, M. Romain Alderweireldt, qui a relancé, pour ainsi dire seul, cette pratique sportive en 2004.

Il y a aujourd’hui près de 300 hockeyeurs subaquatiques.

L’équipe nationale belge, dont la moitié est francophone, a participé à tous les championnats internationaux depuis 2005. En mars prochain, elle sera au Championnat du monde en Afrique.

L’engouement pour ce sport est réel, mais il souffre d’un manque de visibilité du fait qu’il se pratique sous l’eau et n’est donc pas facile à filmer.

M. Yves Evrard (MR).

– En effet, il n’est pas simple de promouvoir ce sport par l’image, même si j’imagine que les nouvelles technologies peuvent résoudre cette difficulté. C’est un sport exigeant, pratiqué aux quatre coins de l’Europe. Je me réjouis d’entendre que vous êtes attentif à son essor, car le hockey subaquatique suscite de plus en plus d’engouement.

Je ne peux que vous encourager à soutenir la discipline. Les questions qui vous ont été posées

démontrent qu’aucun sport n’est plus valorisant qu’un autre. J’espère que ce sport se développera, notamment à Arlon où des stages sont organisés.




Source : http://parlement.wallonie.be