Les aides pour les sportifs ayant choisi une discipline moins populaire
07 mars 2016

Question de M. Yves Evrard à M. René Collin, Ministre des Sports, intitulée «Aides pour les sportifs ayant choisi des disciplines sportives peu populaires»

M. Yves Evrard (MR). – Certains sports sont plus confidentiels que d’autres et regroupent moins d’adeptes que des disciplines plus populaires comme le football ou le basket. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer: le coût engendré par la pratique du sport en question, la rareté des infrastructures, qui empêche ces amateurs de s’entraîner et de pratiquer, la publicité et la promotion faites autour de tel ou tel sport pour le rendre populaire, etc.

En conséquence, si un jeune veut briller dans la discipline qu’il a choisie et qui est moins courante, il doit souvent faire appel à l’aide financière de sa famille ou encore trouver des trucs et astuces tels que le crowdfunding pour pouvoir concrétiser sa passion.

Ainsi, parmi d’autres exemples, la pratique de la voltige aérienne rassemble un nombre limité d’adeptes, nécessite des infrastructures peu répandues et très coûteuses. Pour atteindre un certain niveau dans la discipline et pouvoir espérer représenter la Belgique lors de divers championnats, il faut s’entraîner de façon assidue et participer à diverses épreuves.

Les entraînements et la participation à des championnats à l’étranger sont coûteux, mais ils sont indispensables afin d’acquérir le talent et l’expérience nécessaires pour briller à un haut niveau.

Monsieur le Ministre, certaines pratiques sportives reconnues ne sont-elles pas du tout soutenues par votre administration?

Dans cette hypothèse, quelles pistes de solution peuvent-elles être proposées aux jeunes qui pratiquent des disciplines plus marginales, mais qui souhaitent représenter leur région ou leur pays au plus haut niveau?

M. René Collin, ministre des Sports. – Je voudrais tout d’abord rappeler que nous soutenons l’ensemble des disciplines pratiquées dans les fédérations sportives reconnues.

Cependant, il existe effectivement de nombreuses autres activités sportives qui méritent que l’on s’y intéresse. Je soutiens d’ailleurs toujours des projets ou des programmes particuliers lorsqu’ils sont présentés dans le cadre d’un dossier introduit en bonne et due forme. Cependant, il faut reconnaître que le budget alloué au sport ne nous permet pas de couvrir l’ensemble des disciplines existantes. Par ailleurs, les sportifs choisissent leur discipline en toute connaissance de cause.

Il convient parfois aussi de nuancer les appellations du type «championnats internationaux, mondiaux ou européens», tant la représentativité de certaines disciplines est ténue.

Dans certains cas, le crowdfunding peut pallier le manque de moyens budgétaires. En outre, parallèlement à la Fédération Wallonie-Bruxelles, des projets sont parfois soutenus par des collectivités, une commune ou une province, lorsqu’un athlète brille de manière particulière dans une discipline peu pratiquée.

En tout cas, il ne nous est pas possible de soutenir l’ensemble des disciplines. Ce serait une gageure budgétaire, que je n’ai pas les moyens d’assumer.

M. Yves Evrard (MR). – Ma question ne visait pas à vous mettre sur la sellette du point de vue financier, car nous connaissons la situation financière de la Fédération.

J’entends bien que vous distribuez des aides ici et là, en fonction des dossiers rentrés.

N’existe-t-il pas un mécanisme permettant de déterminer quels critères appliquer pour adjuger un montant déterminé et le type de discipline qui peut émarger? Dans le domaine économique, on sait par exemple que l’AWEX intervient dans les frais de déplacement relatifs à des séjours ou à des missions économiques.

Vous suggérez dès lors de mettre en place, le cas échéant, des mécanismes permettant d’objectiver la distribution de ces aides toujours bienvenues

CRIc No 72-Sports10 (2015-2016) ( 8 )




Source : http://parlement.wallonie.be