Programme Grundtvig et l'EPS
30 mai 2016

Question de M. Yves Evrard à M me Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, intitulée «Programme Grundtvig et l’EPS»

M. Yves Evrard (MR). – Madame la Ministre, le programme européen Grundtvig n’est pas neuf. Il permet la création au sein de l’Europe de partenariats éducatifs favorisant la coopération entre les organismes travaillant dans le domaine de l’éducation des adultes. Il a progressivement été remplacé par le programme Erasmus +.

Des bourses de formation, des visites, des stages d’observation et des projets multilatéraux permettent aux enseignants, aux formateurs, aux éducateurs, aux animateurs, aux conseillers de développer leurs compétences et leurs expériences dans le domaine de l’éducation aux adultes. Ce programme offre également la possibilité d’élaborer des méthodes et des supports pédagogiques innovants.

L’enseignement de promotion sociale s’inscrit donc parfaitement dans la philosophie de ce programme.

J’en prends pour exemple la sélection, lors du dernier appel à projet Grundtvig «AE for EU», du Centre de formation pour le secteur infirmier et de santé. Cette expérience se terminait fin juin 2015. Les résultats des travaux devaient faire l’objet d’un manuel des bonnes pratiques sur le thème développé, à savoir l’autonomisation de la personne âgée dans les institutions de soins, sujet d’avenir – si l’on peut dire – et très intéressant.

De manière plus générale, quelles sont les synergies entre les projets développés par l’Europe comme Grundtvig et l’enseignement de promotion sociale? Quelle est la plus-value réalisée à la suite de ces partenariats?

Avez-vous une estimation du nombre de personnes ayant pu bénéficier de stages ou de formations dans le cadre des appels à projets européens comme Grundtvig?

Ces partenariats font-ils l’objet de rapports, de séances de débriefing, d’échanges plus formels qui pourraient permettre de valoriser de manière concrète cet échange d’expériences européennes au sein des établissements de promotion sociale?

Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances. – Le programme Grundtvig était lié à la programmation 2007-2013 des Fonds structurels européens. Pour la période 2014-2020, le programme opérationnel se nomme Erasmus+. Celui-ci intègre les différents projets du précédent appel, Leonardo, Comenius et Grundtvig, et les décline en actions-clés.

La gestion de ces projets est directement portée par les établissements scolaires et/ou leurs pouvoirs organisateurs. En effet, le Centre de coordination et de gestion des fonds européens pour l’enseignement de promotion sociale (CCG-EPS) gère des budgets du Fonds social européen (FSE), du Fonds Asile Migration et Intégration (AMIF) ainsi que de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ). Pour les autres fonds, le CCG-EPS a uniquement une mission d’information des établissements scolaires.

Pour garantir une diffusion maximale de l’information, l’Agence francophone pour l’éducation et la formation tout au long de la vie (AEF-Europe) a pris une série d’initiatives vis-à-vis des opérateurs de formations dont les établissements d’enseignement de promotion sociale.

Parmi elles, la plus significative a été la désignation d’un représentant de l’enseignement de promotion sociale dans les chambres Leonardo, Comenius et Grundtvig. Ce représentant est chargé de gérer et d’évaluer globalement les différents dispositifs.

Des séances d’information ont été organisées par l’AEF Europe. La promotion de ces séances auprès des établissements a été réalisée avec l’appui du CCG-EPS. À cet égard, dans le cadre des missions dévolues à chacun, les deux organismes ont développé un fonctionnement performant. Ils ont organisé des réunions de travail et des échanges divers sur la meilleure manière de promouvoir les opportunités offertes par ces programmes.

Pour la période 2007-2013, pour le programme Grundtvig, le nombre de projets sélectionnés pour l’enseignement de promotion sociale est le suivant: en formation, 60 projets sélectionnés pour la mobilité individuelle; en partenariats, cinq projets d’institutions sélectionnés. Les projets, quels qu’ils soient, font l’objet d’un rapport final remis par le bénéficiaire de la subvention. Ce rapport est analysé et un retour est envoyé au bénéficiaire par l’AEF Europe lors de la clôture du projet.

La valorisation des résultats des activités financées fait partie intégrante de la candidature.

L’agence est attentive à soutenir les bénéficiaires dans cette tâche. À ce titre, le feedback en interne des acquis des projets de formation et de mobilité est une obligation des bénéficiaires. Pour la période 2014-2020, le secteur des adultes des établissements de promotion sociale est intégré au programme Erasmus+. Pour la première action-clé relative à la mobilité, un projet sélectionné regroupe onze mobilités individuelles. Pour la seconde action-clé intitulée partenariats stratégiques, aucune candidature issue de l’enseignement de promotion sociale n’a été reçue ni en 2014 ni en 2015. En 2016, deux candidatures sont parvenues à l’agence et relèvent de l’enseignement supérieur de promotion sociale.

La sélection ses projets est en cours.

M. Yves Evrard (MR). – Si j’ai bien compris, les appels à projets peuvent donc être rentrés de manière continue. Une évaluation serait utile.

Nous pourrions savoir si les opérateurs de promotion sociale sont habitués à rentrer ces dossiers.

Vous avez signalé qu’ils bénéficient d’un soutien.

Soixante projets ont été sélectionnés. Ce nombre est-il raisonnable ou devrions-nous développer encore les partenariats pour obtenir plus de financements?

( 7 ) CRIc No114-Ens prom14 (2015-2016)




Source : http://parlement.wallonie.be