Organisation d'une compétition de formule E
02 mai 2016

Question de M. Yves Evrard à M. Ra-chid Madrane, ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice, des Sports et de la Promotion de Bruxelles, chargé de la tutelle sur la COCOF, intitulée «Organisation d’une compétition de formule E»

M.Yves Evrard (MR). –Le grand prix de France de FormuleE s’est déroulé à Paris. Il s’agit d’une compétition similaire aux grands prix de Formule1, si ce n’est qu’elle met en compétition des véhicules à moteur électrique.

La possibilité de voir ce type d’événement se dérouler à Bruxelles a été évoquée dans la presse. Une telle compétition pourrait-elle être organisée sur notre territoire? Des contacts ont-ils déjà été pris dans ce sens? Une organisation de ce type nécessite des budgets considérables.

Disposez-vous d’informations à ce sujet?

Il existe d’autres initiatives tout aussi intéressantes.

C’est ainsi que le Shell Eco-marathon, qui promeut des véhicules très économiques consommant moins d’un dixième de litre aux cent kilomètres, se tiendra à Londres à la fin de juin après avoir eu lieu à Rotterdam en 2015 et en Allemagne précédemment.

Lors de ces épreuves, les Facultés polytechniques de Mons et les Facultés de sciences appliquées de Liège ont pu se distinguer, ce qui est une excellente chose.

De tels événements pourraient-ils voir le jour à Bruxelles ou en Wallonie? Votre département a-t-il été contacté en ce sens?

M. Rachid Madrane, ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice, des Sports et de la Promotion de Bruxelles, chargé de la tutelle sur la COCOF.

–La Fédération internationale vient de marquer son accord pour l’organisation d’un grand prix bruxellois qui pourrait avoir lieu en 2017 au pied de l’Atomium.

Bien entendu, une telle organisation a un coût. L’organisateur belge du grand prix demande une intervention d’un million et demi d’euros à la Région. La ville de Bruxelles devrait, quant à elle, prendre en charge la préparation du circuit pour un coût total estimé à 800000euros.

Autorités comme organisateurs semblent s’entendre sur l’opportunité d’inscrire cet événement dans un cadre plus large, comprenant une réflexion sur la mobilité.

Mes services, s’ils sont sollicités dans ce sens, se pencheront sur cette problématique qui ressortit visiblement aux autorités bruxelloises et qui devra certainement trouver, dans un premier temps, des sources de financement privées.

À titre personnel, je pense qu’une telle initiative serait à même de contribuer à redorer l’image de Bruxelles qui, comme Paris, a vécu une tragédie. Je suisen tout cas ouvert et disponible pour étudier la possibilité de soutenir, avec d’autres institutions, une telle initiative au titre de ministre des Sports ou de ministre de la Promotion de Bruxelles.

Quoi qu’il en soit, nous sommes disponibles et ouverts pour réfléchir à l’idée de l’organiser en 2017. Nombre de raisons justifieraient de le faire.

Vous en avez cité une série. Je vous rejoins tout à fait et ce serait mon vœu le plus cher!

M.Yves Evrard (MR). –En terme d’image, ce genre d’évènement est toujours très important parce que ce sont des concepts futuristes, et nous savons combien la transposition de ces nouveaux concepts dans l’économie classique doit être prise en compte. Effectivement, il faudrait étudier toutes les opportunités, comme l’évaluation des retombées économiques, pour tirer un maximum de profit tant sur la visibilité que la motivation et nous devrons faire participer les facultés de génie civil à ce type d’évènement.

CRIc No98Jeun1(2015-2016)




Source : http://parlement.wallonie.be