Les enveloppes plastiques de certains envois postaux
24 mai 2016

QUESTION ORALE DE M.

EVRARD À

M.

DI

ANTONIO,

MINISTRE DE

L'ENVIRONNEMENT, DE L'AMÉNAGEMENT

DU TERRITOIRE, DE LA MOBILITÉ ET DES

TRANSPORTS ET DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

, SUR

«

LES ENVELOPPES PLASTIQUES DE

CERTAINS ENVOIS POSTAUX

»

M.

le

Président.

-

L'ordre du jour appelle la

question orale de M.

Evrard à M.

Di

Antonio,

Ministre

de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire, de

la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal

, sur

«

les enveloppes plastiques de certains envois postaux

».

La parole est à M.

Evrard pour poser sa question.

M.

Evrard

(MR). - Monsieur le Ministre, vous avez

annoncé récemment votre volonté de supprimer

l'utilisation des sacs plastiques dans les commerces.

Si l'on peut comprendre votre souci à ce niveau-là en

tant que ministre de l'Environnement, on a pu aussi,

parfois, décrier le manque d'alternatives qui seront

proposées aux consommateurs. Par contre, il y a un

domaine dans lequel on peut réellement s'interroger sur

les efforts qu'il serait nécessaire d'entreprendre, celui

des envois postaux.

On reçoit énormément de courriers – souvent

publicitaires – ou de magazines mis sous blister, sous

sachets plastiques, qui sont distribués dans les boîtes

aux lettres. On peut s'interroger sur l’utilité de ces

blisters puisque l'on reçoit, à côté de cela, des

documents qui ne sont pas sous blister et qui sont tout à

fait consultables sans aucun problème, ni dénaturés.

Ces blisters posent des problèmes notamment au

niveau du tri puisque la plupart des gens jettent ces

dépliants sans prendre la peine de séparer le plastique

du papier.

Monsieur le Ministre, je voulais savoir si, à votre

niveau, ces emballages plastiques utilisés dans le cadre

de l'envoi de courrier feront également l'objet d'une

interdiction à court, moyen ou long terme. Avez-vous

pris des initiatives dans ce sens

? Si oui, quelles sont-

elles

? Avez-vous pris des contacts avec les entreprises

du secteur de la distribution ou de l'impression pour

tenter de diminuer l’usage du plastique dans les

emballages

?

M.

le

Président.

-

La parole est à M.

le

Ministre

Di

Antonio.

M.

Di

Antonio

, Ministre de l'Environnement, de

l'Aménagement du territoire, de la Mobilité et des

Transports et du

Bien-être animal. - Monsieur le

Député, les films plastiques entourent des publications

déposées dans nos boîtes aux lettres pour différents

motifs

: soit regroupement de publicités, soit pour les

protéger lors des manipulations.

L'utilisation de ces films pour certaines catégories de

publications peut être évitée, tant dans un objectif de

prévention de production de déchets qu'en vue de

faciliter et favoriser le tri et le recyclage, puisque une

des caractéristiques de ces plastiques, c'est qu'ils ne sont

pas aujourd'hui recyclables ou en tout cas pas

facilement. Des alternatives existent comme les

enveloppes en papier recyclé.

Une enseigne commerciale bien connue distribue ses

publicités adressées sous cette forme et s'en sert même

de support de publicité.

Le projet de décret-programme auquel j'ai fait

allusion tout à l'heure, qui a été adopté par le

Gouvernement en troisième lecture jeudi dernier,

modifie notamment différentes dispositions du décret du

27

juin

1996 relatif aux déchets. Dans le cadre de ce

décret, le Gouvernement sera habilité à interdire ces

films ou enveloppes dans le cadre de distribution de

publications gratuites non sollicitées. Si vous êtes

abonné à une revue et qu'elle arrive sous cette façon,

d'accord, parce que l'on sait qu'on l'ouvrira puisque l'on

est abonné et que, dès lors, le plastique peut se retrouver

au minimum dans une poubelle. Lorsque ce n'est pas le

cas, le risque est qu'il se retrouve avec tout le volume du

papier

; cela complique les opérations de recyclage du

papier.

Une fois ce décret voté, d'ici quelques semaines, je

pourrai prendre un arrêté relatif à la prévention des

déchets de papier publicitaire. Cette étape donnera lieu à

une concertation avec les secteurs concernés. La

concertation a déjà débuté et l'on devrait trouver un

accord assez rapidement sur l'abandon de ce type de

technique relativement récent. On a vu apparaître cela il

y a quelques années, mais maintenant, il y a un

emballement à un point tel que le secteur du papier nous

alerte en disant qu'il y en a trop et que l'on commence à

en avoir une part significative lorsque l'on récupère le

papier. Jusqu'à un certain niveau, cela passe avec la

masse, mais cela commence à être interpellant et

particulièrement lorsqu'il s'agit d'envois publicitaires

gratuits non sollicités.

M.

le

Président.

-

La parole est à M.

Evrard.

M.

Evrard

(MR). - Merci, Monsieur le Ministre, il

y a, à ce niveau-là, pas grand intérêt à ce que les

documents soient envoyés sous format papier. J'entends

bien votre argument de dire que cela permet de

regrouper, mais je ne suis pas certain que l'on reçoive

énormément d'envois groupés.

Par contre, j'attire aussi votre attention – cette action

aurait pu être initiée déjà depuis pas mal de temps – sur

le fait que nous recevons aussi énormément de

publications émanant des pouvoirs publics ou en tout

cas d'organes ou d'ASBL subventionnés, qui utilisent

cette technique qui n'apportent pas une réelle plus-value,

que du contraire.

P.W.- C.R.I.C. N°

148

(2015-2016) -

Lundi 25 avril 2016

20

J'entends bien votre volonté de supprimer les sacs

plastiques dans les commerces. Ici, c'est une décision

qui ne porterait préjudice à personne. Tant mieux si l'on

peut la mettre en œuvre rapidement.




Source : http://parlement.wallonie.be