Bachelier en soins infirmiers
28 septembre 2016

Question de M. Yves Evrard à Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, intitulée «Bachelier en soins infirmiers»

M.Yves Evrard (MR).

–L’enseignement de promotion sociale propose tant la filière en soins infirmiers dans l’enseignement supérieur que celle qui est dispensée dans l’enseignement professionnel. Il est donc doublement concerné par les réformes en cours. En juillet2016, notre Parlement a adopté un décret fixant les conditions d’obtention des diplômes de bachelier sage-femme et de bachelier en soins infirmiers, portant la formation de trois à quatre ans. Nous n’avons encore rien examiné concernant la filière organisée dans l’enseignement secondaire. Est-ce prévu ?

Pourriez-vous, Madame la Ministre, faire le point sur l’état d’avancement des réformes des filières en soins infirmiers dans l’enseignement de promotion sociale ?

Des textes législatifs doivent-ils encore être adoptés ?

Comment se déroulent les collaborations avec les ministres Marcourt et Schyns ?

Comment s’est déroulée la rentrée scolaire dans ces filières ?

L’allongement de la formation a-t-il une incidence sur le nombre d’inscrits ? Comment l’information des élèves et des établissements a-t-elle été organisée ? Certains points doivent-ils encore être éclaircis ou précisés dans les jours à venir ?

MmeIsabelleSimonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances.

–La formation de bachelier en infirmier responsable de soins généraux dans l’enseignement de promotion sociale a bien été intégrée dans le décret fixant les conditions d’obtention des diplômes de bachelier sage-femme et de bachelier en soins infirmiers, voté par le Parlement en juillet dernier.

Les établissements d’enseignement de promotion sociale habilités à organiser cette section l’activent donc depuis ce 1erseptembre et, de manière générale, étaleront sa durée sur cinq années, comme c’était le cas auparavant.


Pour ce qui concerne plus particulièrement l’enseignement secondaire, à la suite d’une directive européenne, le brevet en soins infirmiers dans l’enseignement obligatoire passera à trois années et demie d’études. Dès le moment où ma collègue de l’enseignement obligatoire a émis une circulaire le précisant, j’ai chargé le Conseil général de l’enseignement de promotion sociale de mettre en place un groupe de travail mandaté à la réécriture du référentiel. Les membres de ce groupe préparent activement un dossier pédagogique adapté au référentiel de l’enseignement de plein exercice, en vue d’en assurer la correspondance. Le nouveau dossier devra intégrer les acquis d’apprentissage permettant aux étudiants inscrits actuellement dans le brevet «version ancienne» de bénéficier de valorisations automatiques dans la nouvelle formation. Cette année scolaire est bien une année de transition, tout comme elle l’est dans l’enseignement obligatoire.

Sur le plan législatif et réglementaire, parallèlement aux modifications prévues dans l’enseignement obligatoire, je proposerai d’abroger les deux arrêtés du 2septembre 1997 fixant, d’une part, les conditions de collation du brevet d’infirmier hospitalier dans l’enseignement de promotion sociale et, d’autre part, fixant le programme de l’enseignement clinique pour l’obtention du brevet d’infirmier hospitalier dans l’enseignement de promotion sociale.

Lors de la rentrée2016-2017, dans l’enseignement secondaire de promotion sociale, le seul établissement organisant le brevet a enregistré 35 inscriptions. Les étudiants concernés ont été prévenus des modifications prévues dans le cursus, par le pouvoir organisateur de l’établissement.

Dans l’enseignement supérieur de promotion sociale, 300inscriptions ont été réalisées.

Enfin, sachez que les cabinets fonctionnels de l’enseignement, tous niveaux confondus, travaillent en étroite collaboration, tant pour la préparation des réunions du groupe de travail prévu par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles que pour le suivi des rares invitations envoyées par la ministre de la Santé publique.

Par ailleurs, un point à éclairer concerne l’enseignement supérieur et implique une concertation avec le gouvernement fédéral. Il s’agit de la question de l’organisation des stages et de l’hypothèse de leur rémunération, soutenue par le pouvoir fédéral. Les discussions portent sur la manière de la réaliser, dans le respect d’un principe de neutralité budgétaire et sans induire une inégalité de traitement avec d’autres filières d’études.

M. Yves Evrard (MR).

–Comme votre réponse le démontre, la situation de nombreux étudiants reste particulière, dans le cadre de cette année de transition où certains points restent en suspens. Il conviendrait de «mettre le turbo», si je puis dire, au sein du groupe de travail afin de réécrire le référentiel.

Le plus tôt sera le mieux pour les enseignants et les étudiants, qui attendent de savoir à quoi s’en tenir, notamment et spécifiquement dans l’enseignement obligatoire, en concertation avec votre collègue, la ministre Schyns.

On sait en effet, du moins pour ce qui est de la filière professionnelle –et vous l’avez reconnu à demi-mots–que les choses doivent se mettre en place au plus vite. Dans l’enseignement supérieur, le cadre est beaucoup mieux défini. Je ne peux que vous inviter à faire diligence pour rassurer les uns et les autres, notamment quant à la correspondance entre les cours.

CRIc No6-Ens prom1 (2016-2017) 28 septembre 2016




Source : http://parlement.wallonie.be