Articulations entre les bassins Enseignement Formation Emploi et les foramtions mises en place par l'IWEPS
25 octobre 2016

Question de M. Yves Evrard à M me Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, intitulée « Articulations entre les bassins “Enseignement -Formation-Emploi” et formations mises en place par l’enseignement de promotion sociale ».

M. Yves Evrard (MR).

– L’Instance Bassins «Enseignement qualifiant-Formation-Emploi» (IBEFE) assure et coordonne le lien entre enseignement qualifiant, formation et emploi pour une meilleure adéquation entre les formations des travailleurs et la demande des entreprises. Il joue donc un rôle local d’interface, de concertation et d’appui au pilotage de l’enseignement qualifiant et de la formation professionnelle.

Chaque IBEFE développe des actions propres à son territoire en fonction des besoins de ses opérateurs, entreprises, bénéficiaires, secteurs, filières et métiers prioritaires.

L’enseignement de promotion sociale est partenaire des IBEFE. Pour les bassins situés en zone rurale, les IBEFE ont-ils pu réaliser une analyse des besoins spécifiques, notamment liés à ce caractère rural ? Quelles sont les difficultés majeures rencontrées dans l’adéquation entre l’offre et la demande ?

Ont-ils pu identifier des filières prioritaires à promouvoir ? De nouvelles filières ont-elles vu le jour, notamment via l’enseignement de promotion sociale ? A contrario, le développement de certaines filières se heurte-t-il à des difficultés, surtout en zone rurale ? En effet – et je l’ai souvent rappelé –, l’absence de mobilité est un frein supplémentaire dans l’accès à la formation.

Le problème a-t-il étéconstaté dans les bassins « Enseignement-Formation-Emploi » ?

A-t-on établi un diagnostic ou une analyse sur l’accessibilité aux formations des personnes vivant en zone rurale ?

Tels sont, Madame la Ministre, les éléments sur lesquels je souhaite vous entendre.

Mme Isabelle Simonis , ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances.

– L’enseignement de promotion sociale est en effet un partenaire actif des bassins « Enseignement, Formation, Emploi ». Ceux-ci ont été mis en place le 5 juin 2015, à la suite de l’accord de coopération du 22 novembre 2014. Dix bassins, dont neuf en Wallonie et un à Bruxelles, ont déposé chacun, en décembre 2015, un premier rapport de diagnostic.

Les premiers diagnostics établis par les Instances Bassins et les priorités qui en découlent résultent d’une étroite concertation entre les différents acteurs locaux travaillant dans les domaines de l’emploi, de l’information, de l’insertion, et de l’enseignement qualifiant, opérant en interréseaux.

La cellule de pilotage de l’enseignement de promotion sociale a mis à la disposition des Instances Bassins de nombreuses informations statistiques afin qu’elles les intègrent dans les diagnostics territoriaux et sectoriels.

Les travaux ont permis de dégager des recommandations concrètes, en décembre 2015. La synthèse des premiers rapports publiés en juin reprend bassin par bassin les filières à promouvoir en priorité, mais n’aborde pas la question particulière du développement de l’offre dans les zones rurales.

Les rapports des Instances les plus touchées font état d’éléments d’analyse et de pistes de travail ; c’est notamment le cas des Bassins du Luxembourg, de Verviers, ou de la botte du Hainaut. Le rapport analytique et prospectif du Bassin du Luxembourg consacre un chapitre à la mobilité des travailleurs. Il nous apprend que plus de 80 % des résidents du bassin travaillant en Belgique sont occupés dans le bassin du Luxembourg, mais aussi que 28 845 travailleurs sont employés au Grand-Duché du Luxembourg.

Nous attendons un deuxième diagnostic pour chacun des bassins. Il est prévu que le prochain rapport analytique et prospectif dont la parution est prévue au mois de juin 2018 intègre un chapitre spécifique sur la mobilité.

M. Yves Evrard (MR).

– J’attendrai patiemment l’année 2018 pour en savoir davantage.

Le nouveau rapport présente l’intérêt d’avoir défini des priorités lors de cette première mise en place. Cela permet de se poser les bonnes questions, ce qui est une excellente chose.

PFWB 25-10-2016




Source : http://parlement.wallonie.be