Les modalités de chantiers d'élagage sur les routes wallonnes
08 novembre 2016

Les modalités de chantiers d’élagage mis en place sur les routes wallonnes

  • Session : 2016-2017
  • Année : 2016
  • N° : 187 (2016-2017) 1
  • Question écrite du 08/11/2016
    • de EVRARD Yves
    • à PREVOT Maxime, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine


Des travaux d’élagage doivent régulièrement être opérés le long des voiries. Actuellement, le long de la nationale 4 à hauteur de Ciney, ces travaux d’élagage provoquent la réduction des voies de circulation à une seule bande.

Cette façon de procéder est évidemment très confortable pour l’entrepreneur, mais on peut aussi constater que sur d’autres chantiers, certaines entreprises utilisent d’autres dispositifs de sécurité notamment à travers l’usage de camions-tampons. Ces dispositifs étant plus mobiles et concentrés sur quelques centaines de mètres, ils engendrent nettement moins de désagréments pour les automobilistes.

Monsieur le Ministre peut-il nous préciser les règles en la matière et les éléments qui les déterminent ?

Existe-t-il différentes catégories d’entreprises susceptibles d’appliquer ces règles de manière spécifique pour chacune d’elles ?

Selon quels critères, quelles modalités temporelles, l’entrepreneur peut-il fermer partiellement ou complètement des bandes de circulation ?

  • Réponse du 29/11/2016
    • de PREVOT Maxime


Tout d’abord, concernant les travaux d’élagage à hauteur de Ciney, je précise que la Direction des routes de Namur respecte les planches de signalisation imposées lors de toute intervention sur le réseau structurant notamment lors des opérations d’élagage, ce qui engendre, pour des raisons de sécurité, le déploiement d’un dispositif important et très coûteux.

À ce sujet, vu les couts et les incidences en termes de mobilité, mes services regroupent différentes tâches pour profiter de cette signalisation de première catégorie : abattage dans les talus, élagage des accotements, curage des caniveaux, brossage, réparations des nids de poule,…

Si je peux effectivement comprendre que cette imposante signalisation - provoquant une réduction des voies de circulation - peut être mal comprise par les usagers, je précise qu’agir de la sorte permet notamment de réduire la durée totale des interventions et donc de réduire la durée des désagréments.

Pour garantir et maintenir la fluidité du trafic sur le réseau régional, la Direction générale opérationnelle des Routes et des Bâtiments a établi la Circulaire C.T.02.21 « Chantiers et interventions sur le réseau structurant – Maintien de la fluidité du trafic ». Cette circulaire précise également le nombre minimal de bandes de circulation à maintenir selon l’heure de la journée pour les jours ouvrables, les samedis et les dimanches.

De manière générale, la majeure partie des travaux d’entretien est réalisée en dehors des heures de pointe définies par cette circulaire. Des pénalités sont d’ailleurs prévues dans les cahiers des charges en cas de débordement en dehors des plages horaires autorisées.

Si pour des raisons de sécurité et/ou des raisons techniques, les travaux ne peuvent être organisés en se limitant uniquement aux plages horaires de cette circulaire, une demande de dérogation motivée est introduite auprès de l’Inspecteur général concerné qui pourra l’autoriser si elle est justifiée.

Dans ce cas, des mesures complémentaires sont d’ailleurs prises pour prévenir les usagers des difficultés qui sont attendues afin de leur permettre d’adapter éventuellement leurs itinéraires. Ces moyens sont les suivants :
- des communiqués de presse diffusés aux différents médias
- des infos trafic sur le site « trafiroutes » de la DGO1
- des panneaux d’information de chantier

Par ailleurs, je précise qu’un groupe de travail au sein de mon Administration aborde actuellement la problématique de la sécurité des travailleurs et la mobilité durant les chantiers d’entretien, et ce afin d’améliorer cette approche.




Source : http://parlement.wallonie.be