Un programme Erasmus pour les agriculteurs
13 février 2017

QUESTION ORALE DE M. EVRARD À M. COLLIN, MINISTRE DE L'AGRICULTURE, DE LA NATURE, DE LA RURALITÉ, DU TOURISME ET DES AÉROPORTS, DÉLÉGUÉ À LA REPRÉSENTATION À LA GRANDE RÉGION, SUR « UN PROGRAMME ERASMUS POUR LES AGRICULTEURS ».

- M. Evrard (MR). - Monsieur le Ministre, Greenpeace a initié une sorte de programme Erasmus pour les agriculteurs qui leur permet d’aller à la découverte d’autres exploitations dans d’autres pays.

Une première expérience a permis à trois jeunes agriculteurs belges de se rendre en France et de découvrir de nouvelles formes d’organisation du travail, mais aussi d’échanger sur leurs pratiques.

Connaissez-vous cette initiative de Greenpeace ?

Les jeunes agriculteurs belges manifestent-ils un intérêt pour ce genre d’expériences ?

Avez-vous été sollicité pour soutenir ce type d'initiative ? Les jeunes agriculteurs sont dans l'obligation de prester un stage en ferme lorsqu'ils souhaitent reprendre une exploitation.

Il serait judicieux qu'ils puissent intégrer la réalisation d’un programme Erasmus comme alternative à un stage obligatoire.

Dans quelle mesure pourriez-vous à l’avenir envisager de créer un programme Erasmus agricole en collaboration avec les filières de formations existantes ?

Si de tels programmes sont initiés par d’autres structures, sous quelle forme pourriez-vous les soutenir ?

Mme la Présidente. - La parole est à M. le Ministre Collin.

M. Collin, Ministre de l'Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Aéroports, délégué à la Représentation à la Grande Région.

- Monsieur le Député, je n'ai pas été sollicité pour la mise sur pied de ce programme d'échange professionnel FarmErasmus initié par Greenpeace.

Concernant la création de coopératives, il existe de nombreuses structures qui peuvent apporter une aide pertinente à leur création, qu'il s'agisse de coopératives agricoles ou de coopératives à finalité sociale.

Dans le secteur agricole, diverses coopératives constituées uniquement de producteurs ou regroupant d'autres partenaires tels que des transformateurs et/ou des consommateurs se sont développées ces dernières années, notamment en circuits courts ou dans le cadre de la création d'un hall-relais.

La Région soutient ces coopératives et les incite à partager leur expérience dans ce domaine.

Je rappelle notamment l'arrêté ministériel du 22 juillet 2016 permettant d'octroyer une aide de 2 000 euros/coopérateur pour les coopératives de commercialisation et de transformation des produits de l'élevage. En matière d'agriculture biologique, le Gouvernement wallon a donné pour mission à l'ASBL Biowallonie d'assurer l'encadrement du secteur bio.

Cette ASBL encadre et soutient les producteurs dans la création, le développement et le maintien de coopératives et de groupements de producteurs pour la production, la transformation et la distribution de produits bio.

En 2016, Biowallonie a notamment accompagné les projets coopératifs suivants : Epi Bio d'Ici, Coopérative de la botte du Hainaut, Proregio, Fan de carottes, coopérative de Hesbaye. En outre, elle a collaboré à l'organisation d'une journée d'étude intitulée « un projet coopératif ça se prépare » qui s'est tenue le 22 novembre 2016 à Ciney.

Je pense que ces éléments visaient essentiellement à répondre à M. Arens qui posait une question complémentaire. J'ajoute, concernant le volet formation, je reste attentif à l'initiative de Greenpeace, ainsi qu'à tout projet de formation agricole à l'étranger, notamment via la participation à des stages ou à des programmes d'échanges.

Il faut cependant noter que l'organisation actuelle des stages agricoles permet déjà leur déroulement à l'étranger. Le programme FarmErasmus vise à sensibiliser et à former les agriculteurs au mode de production biologique et à favoriser les échanges entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique.

En Wallonie, l'ASBL Biowallonie, est également chargée de mener des telles actions auprès du monde agricole. En termes de formation, cette même ASBL a pour mission de sensibiliser les enseignants en agriculture aux pratiques et techniques bio et, plus particulièrement, d'intégrer les bases de l'agriculture biologique à chaque niveau d'enseignement et auprès des structures de formation telles que le FOREm ou l'IFAPME.

Mme la Présidente. - La parole est à M. Evrard.

- M.Evrard (MR). - Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse.

Simplement, je vois qu'effectivement des possibilités existent, peut-être à l'instar de ce qui se fait si l’on sait que, dans le domaine du supérieur, ou dans le domaine universitaire, ces programmes Erasmus sont bien connus, peut-être penser à notamment le faire savoir auprès des jeunes agriculteurs.

P.W.- C.R.A.C. N° 103 (2016-2017) - Lundi 13 février 2017 P 43




Source : http://parlement.wallonie.be