Le rôle des OT et des SI
13 février 2017

QUESTION ORALE DE M. EVRARD À M. COLLIN, MINISTRE DE L'AGRICULTURE, DE LA NATURE, DE LA RURALITÉ, DU TOURISME ET DES AÉROPORTS, DÉLÉGUÉ À LA REPRÉSENTATION À LA GRANDE RÉGION, SUR « LE RÔLE DES OFFICES DU TOURISME ET DES SYNDICATS D’INITIATIVE »

M. Evrard (MR). - Monsieur le Ministre, la révision du Code du tourisme n'a pas été l'occasion de clarifier le rôle des offices du tourisme et des SI.

Je voulais vous interroger sur cette question, Monsieur le Ministre.

On le sait, les nouvelles technologies font leur apparition. Cela modifie évidemment les besoins et les demandes des touristes. C’était d’ailleurs l’objet d’une formation récente au Centre de compétence tourisme du FOREm à Marche, preuve que le secteur est conscient de l’évolution du secteur.

Prenons un exemple : est-il encore bien utile pour un office du tourisme de promotionner une liste des hébergements locaux, voire même de développer son propre site web, alors que des sites ultras spécialisés offrent des avis, des prix et descriptions bien plus avancés ?

Vous avez d’ailleurs souhaité préciser dans le nouveau Code du tourisme que l'obligation de disposer d'un système d'information touristique, c'est-à-dire le site web, incombe aux seules maisons du tourisme et non plus aux offices du tourisme et syndicats d'initiative.

On le voit, le rôle de ces structures doit évoluer et trouver une nouvelle place au sein des structures actuellement mises en place. Bref, clarifier les rôles de chacun afin d’éviter les doublons et les redondances entre dans la suite logique de la réforme des maisons du tourisme que vous avez voulue.

Vous indiquiez d'ailleurs dans la DPR votre volonté de rationaliser l’organisation institutionnelle du tourisme via une clarification du rôle de chaque opérateur.

Après le travail de réforme des maisons du tourisme, une réflexion de fond avec les opérateurs de terrain tels que les offices du tourisme et les SI est-elle engagée ? Des rencontres sont-elles organisées entre les différents partenaires ? Quel organisme dirige et organise la réflexion ? Les fédérations provinciales ? Le CGT ?

Voilà des questions que je souhaitais vous poser, Monsieur le Ministre.

Mme la Présidente. - La parole est à M. le Ministre Collin.

M. Collin, Ministre de l'Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Aéroports, délégué à la Représentation à la Grande Région.

- Monsieur le Député, la Déclaration de politique régionale 2014-2019 prévoit en effet de rationaliser l'organisation institutionnelle du tourisme via une clarification du rôle de chaque opérateur.

Ces éléments ont bien entendu été pris en considération dans les travaux de révision du Code wallon du tourisme. Ainsi, et au-delà de la clarification des missions que la Wallonie s'est imposée à travers ses deux outils majeurs que sont le CGT et l'ASBL WBT, les missions des autres organismes touristiques ont été précisées tant que faire se peut.

Les fédérations touristiques provinciales sont renforcées dans leur rôle d'accompagnement des opérateurs touristiques pour l'usage des nouvelles technologies. Elles ont également dans leurs missions l'élaboration d'actions touristiques à l'échelon provincial ou supra-communal, l'émergence de nouveaux concepts et l'organisation d'évènements à dimension provinciale.

En ce qui concerne les maisons du tourisme, elles ont été réaffirmées dans leur mission d'accueil sur le territoire qui les concerne et de production des supports de promotion et d'information. Elles sont aussi chargées d'alimenter la base de données partagée Pivot avec l'offre touristique de leur territoire.

Elles ont également pour mission de coordonner les SI et OT de leur territoire, notamment dans la reconnaissance des itinéraires touristiques balisés. Enfin, les syndicats d'initiative et offices du tourisme sont invités à s'engager dans des contrats de collaboration avec la maison du tourisme de leur ressort.

Les exigences qui les concernent, notamment en matière de site web et d'heures d'ouverture, ont été revues à la baisse, leur mission étant réorientée vers le développement et le renforcement de l'offre touristique locale, et notamment en matière d'évènements et animations.

La première priorité était évidemment de finaliser la réforme des maisons du tourisme.

La réflexion quant aux missions respectives de chacun va pouvoir être poursuivie avec les opérateurs de terrain et va vraiment entrer dans le vif de la concrétisation..., et va pouvoir vraiment se concrétiser à la mesure de la naissance des nouvelles maisons du tourisme.

Mme la Présidente. - La parole est à M. Evrard.

M. Evrard (MR). - C'était précisément évidemment l'objet de ma question.

Effectivement, dans la chronologie, après la restructuration des maisons du tourisme, je crois qu'il est utile effectivement de faire évoluer les mentalités et de bien recentraliser, parce qu'à mes yeux, il subsiste un risque, notamment de voir à travers l'augmentation des territoires peut-être soit des SI, soit des offices du tourisme de vouloir faire concurrence quelque part et marcher un petit peu sur les missions qui sont les prérogatives des maisons du tourisme.

On le voit déjà avec la mise en place ou sur certaines maisons du tourisme, on a parfois la gestion administrative qui est focalisée à un endroit du territoire et la gestion opérationnelle, voire touristique, qui est gérée.

Je comprends que ce sont des formules qui permettent à chaque commune, à chaque bourgmestre parfois de s'y retrouver, mais cela ne va pas évidemment dans le sens de la simplification qui était recherchée, raison pour laquelle il me semble effectivement être extrêmement attentif à cette nécessité de bien repréciser le rôle de chacun.

P.W.- C.R.A.C. N° 103 (2016-2017) - Lundi 13 février 2017 P. 45




Source : http://parlement.wallonie.be