Enseignement supérieur de promotion sociale dans l’ARES .
07 février 2017

Question de M. Yves Evrard à Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, intitulée « Plan pluriannuel d’entrepreneuriat féminin développé par l’AEI en Région wallonne ».

M. Yves Evrard (MR).

– Depuis 2015, le ministre Marcourt a chargé l’Agence pour l’entreprise & l’innovation (AEI) de mettre en place un plan pluriannuel d’entrepreneuriat féminin. Par le passé, le ministre wallon de l’Économie a déjà soutenu, via un comité d’accompagnement, de nombreuses associations actives dans l’entrepreneuriat des femmes.

Madame la Ministre, avez-vous participé à l’élaboration de ce plan pluriannuel ? Lorsque je l’ai interrogé, M. Marcourt m’a annoncé qu’une réunion inter cabinets allait être organisée afin de croiser vos différentes recommandations relatives à l’approche genrée dans l’emploi. Cette réunion a-t-elle eu lieu et y avez-vous participé ?

Il existe une multitude d’associations et d’initiatives visant à valoriser l’entrepreneuriat des femmes. De nombreux projets ont été lancés au fil des ans et certains sont soutenus financièrement par différentes structures, notamment régionales et européennes.

De l’aveu même de l’AEI, certains projets développés par le réseau Diane, tels que le réseau des ambassadrices de l’esprit d’entreprendre et le Monitoring pour les femmes entrepreneures, ont été abandonnés faute de financement.

Alors qu’il s’agit du principal mode d’action pour soutenir ces initiatives, n’y voyez-vous pas un problème pour la continuité, l’efficacité et la pérennisation de ce qui est entrepris ?

Avez-vous été sollicitée au sujet de ces financements ou considérez-vous qu’il est plus utile de rationaliser ou de recentrer toute une série d’initiatives de manière à être plus efficace ? Le cas échéant, quel est l’organe censé assurer cette coordination ?

Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances.

– La question de l’emploi des femmes et des inégalités auxquelles celles-ci sont confrontées fait partie de mes préoccupations politiques en tant que ministre des Droits des femmes.

C’est d’ailleurs dans cette perspective que mon cabinet et celui du ministre wallon Jean-Claude Marcourt sont en contact pour mettre sur pied des actions communes en faveur des femmes entrepreneures, notamment. Plusieurs réseaux de femmes entrepreneures sont également membres de l’Assemblée Alter Égales.

J’ai eu, à de nombreuses reprises, l’occasion de les entendre expliquer leurs réalités, notamment les difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice de leur profession. Toujours dans le cadre d’Alter Égales et de sa thématique 2015, le droit à l’égalité au travail, j’ai également soutenu le projet du Lobby européen des femmes, qui consistait en l’élaboration d’une cartographie de l’entrepreneuriat social des femmes en Wallonie et à Bruxelles.

En ce qui concerne l’AEI, je n’ai pas participé directement à l’élaboration de son plan pluriannuel 2015-2020 d’entrepreneuriat féminin, l’Agence étant davantage en lien direct avec le ministre Marcourt sur ces questions.

En revanche, plusieurs échanges ont eu lieu entre nos deux cabinets afin de mettre en parallèle nos différentes recommandations relatives à l’approche genrée dans l’emploi. Ces échanges se poursuivent et une réunion avec les deux cabinets et l’AEI est notamment prévue pour élaborer des actions communes.

Enfin, pour ce qui concerne le financement et la coordination des divers projets et multiples initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin, l’AEI a notamment été mandatée par le gouvernement wallon pour la mise en œuvre et le pilotage du programme pluriannuel 2015-2020. Il s’agit, me semble-t-il, du signal fort d’une volonté de pérennisation et de coordination.

Bien évidemment, cela ne doit pas empêcher d’autres entités de soutenir des actions, même ponctuelles, en faveur de l’entrepreneuriat féminin, ce qui a notamment été le cas en 2015 de la part de la Fédération Wallonie-Bruxelles au travers de l’appel à projets d’Alter Égales.

Je vous rejoins sur la plus-value que représente une coordination entre les actions menées à ce sujet par les différentes entités. Je pense en outre que la collaboration actuelle entre le cabinet du ministre Marcourt et le mien en est un bel exemple.

M. Yves Evrard (MR).

– Je sais que vous êtes, Madame la Ministre, une ardente défenderesse de l’entrepreneuriat féminin. Vous le dites souvent avez force. C’est pour cela que j’interroge parallèlement le ministre Marcourt afin de savoir si des liens se créent et si une cohérence d’actions existe.

Nous avons parfois des réponses qui divergent légèrement, mais j’entends bien que des actions vont être menées, notamment dans le cadre du plan pluriannuel.

J’attire aussi votre attention sur le fait qu’avant que cela ne soit mis en place, il y a toujours une période transitoire où des initiatives peuvent péricliter faute de financement. Cela serait préjudiciable pour la cause que nous défendons tous.

CRIc No 62-Ens prom9 (2016-2017)




Source : http://parlement.wallonie.be