Structures Collectives d'Enseignement Supérieur
17 octobre 2017

Question de M. Yves Evrard à Mm e Isabelle Simonis, Ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, intitulée «Structures collectives d’enseignement supérieur»

M. Yves Evrard (MR).

– Dans le cadre du plan «Marshall», quatre structures collectives d’enseignement supérieur ont été créées à Liège, Charleroi, Namur et Tournai. Elles sont dédiées aux activités de formation continue et d’apprentissage tout au long de la vie. Elles sont cofinancées par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne. L’objectif tout à fait louable de ces structures est de mettre en place des infrastructures et des équipements de qualité à la disposition de tous les établissements d’enseignement supérieur et des opérateurs de formation professionnelle en vue de développer une offre de formation et d’enseignement supérieur de proximité répondant aux besoins locaux.

Madame la Ministre,

les quatre structures concernent les grands centres urbains. Qu’en est-il des zones rurales et, plus particulièrement, de la Province de Luxembourg? Cette dernière est souvent délaissée.

L’enseignement de promotion sociale y propose également une offre de formation continue et d’enseignement supérieur de proximité. N’y a-t-il aucun dossier de candidature introduit au niveau de cette province? Et le cas échéant, quelle en est la raison?

On parle beaucoup de la défense de la ruralité. Dans bien des domaines, les régions rurales sont déjà pénalisées, par exemple, pour les cités des métiers, le bassin luxembourgeois a dû se rallier à l’une des cités existantes. Et voici que les zones rurales sont à nouveau écartées de la dynamique mise en place dans les grands pôles autour de l’enseignement et de la formation.

La province de Luxembourg devra-t-elle également dépendre d’une des quatre structures mises en place?

Avez-vous été associée à la réflexion lors de la création des structures collectives?

Et enfin, quelle en est la plus-value pour l’enseignement de promotion sociale?

Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances.

– Les structures collectives d’enseignement supérieur sont dédiées aux activités de formation continue et d’apprentissage tout au long de la vie. Le public cible de ces structures est composé des étudiants de l’enseignement supérieur universitaire, non universitaire et de promotion sociale, des enseignants et des formateurs dans le cadre de leur formation continue ainsi que de travailleurs occupés, y compris des cadres, des chefs d’entreprise, mais également des demandeurs d’emploi et des apprenants de l’IFAPME.

Ces structures sont agréées par le gouvernement wallon et par celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur la base de critères d’éligibilité dont un est d’associer deux universités, deux hautes écoles de caractères différents ainsi qu’au moins un établissement de promotion sociale organisant de l’enseignement supérieur, un centre de formation du FOREM et/ou un centre de formation IFAPME. La province de Luxembourg ne dispose pas d’une université à part entière. Toutefois, le projet «Job Skill» inclut l’intercommunale de développement économique durable de cette province.

À ce stade, cette structure s’est choisi quatre thématiques prioritaires développant différents axes tels que la santé, l’environnement et l’eau, la construction et l’habitat durables ainsi que le génie mécanique. Une partie des activités du projet «Job Skill» sera implémentée sur le campus d’Arlon, point nodal des contacts entre les partenaires des milieux académique, professionnel et économique de la province de Luxembourg.

L’enseignement de promotion sociale a bien été associé au développement des structures collectives d’enseignement supérieur. Chacune d’elles a également comme autre mission d’assurer une veille multipartenariale prospective afin de faire constamment évoluer l’offre des formations continues existantes ou encore de développer des actions pilotes et innovantes dans les domaines de la formation continue et de l’apprentissage tout au long de la vie.

L’enseignement de promotion sociale y joue donc la place qui lui revient et je m’en réjouis.

M. Yves Evrard (MR). – Vous avez évoqué les critères d’éligibilité: ils sont ce qu’ils sont. De nouveau, les zones rurales sont complètement exclues du jeu. En termes d’égalité des chances, nous pourrions dire que les personnes vivant en milieu rural sont quelque peu discriminées...

J’entends bien que des structures se mettent en place, notamment à Arlon. Il est vrai que des provinces comme la nôtre ne comptent pas de villes de grande taille. Mais il n’empêche, et vous l’avez dit, que le public cible se trouve aussi dans les zones plus rurales.

Je crois qu’un signal fort du monde politique à l’égard de ces régions est nécessaire.

Pourquoi ne pas créer, au centre de la province où il y a une école de promotion sociale, un maximum de synergies pour que l’offre soit équivalente sur l’ensemble du territoire?

CRIC PFWB 17/10/2017




Source : http://parlement.wallonie.be