Nouvelle application, vectrice de harcèlement.
24 novembre 2017

Question écrite de Yves Evrard, Député, à Madame Isabelle Simonis, Ministre de l’Egalité des Chances, du Droit des femmes sur une nouvelle application, vectrice de harcèlement.

Une nouvelle application fait son apparition dans notre pays. Prénommée Sarahah, elle est d’origine saoudienne, est passée par l’Angleterre avant de faire son apparition chez nous.

Cette appli permet d’envoyer des messages anonymes.

Rapidement, elle a été détournée de sa vocation premièree et estmaintenant utilisée par les jeunes comme vecteur de harcèlement en tout impunité.

Chid focus a déjà reçu deux signalements de harcèlement mais le phénomène risque de s’amplifier dans les mois à venir.

Madame la Ministre,

Avez-vous connaissance de cette nouvelle application? Son usage par les jeunes ne risque-t-il pas d’augmenter les harcèlements via réseaux sociaux et cela, de manière encore plus sournoise car sous le couvert de l’anonymat ?

Mme Sevrin, Directrice du programme de prévention de la maltraitance du Ministère de la FWB met l’accent sur le rôle de l’entourage familial pour aborder l’usage des réseaux sociaux avec nos jeunes.

Comment diffuser l’information et mettre en garde les jeunes ainsi que leurs parents face à ce nouveau risque potentiel?

Quels sont les leviers que la FWB pourrait activer pour contrecarrer ce genre d’applications?

Madame Isabelle SIMONIS, Ministre de l’Enseignement de Promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Egalité des chances.

Monsieur le Député,

J’ai pris connaissance du succès de cette application par voie de presse. En effet, celle-ci permet l’envoi de messages anonymes et ouvre sans doute la porte à des abus, lorsqu’elle est utilisée à mauvais escient.

L’espace en ligne est un vecteur puissant d’informations et de communications dans lequel tout un chacun peut naviguer librement.

Cette liberté a forcément ses limites, légales et/ou morales que certains franchissent consciemment ou non. En Fédération Wallonie-Bruxelles, différents outils sont déployés pour prévenir des comportements malveillants par l’éducation et l’information.

De nombreuses associations de jeunesse ont pour objectif de susciter une attitude réflexive chez les jeunes dans une démarche de questionnement sur les médias et l’usage quotidien des Smartphones.

Ces structures associatives, qui font de l’utilisation intelligente des technologies en ligne une priorité, ont aussi pour mission d’alerter les jeunes sur les dangers qu’elles pourraient susciter car ils font aujourd’hui pleinement partie du processus de découverte des adolescents.

Échéance au 28 novembre 2017

Question écrite n°310




Source : http://parlement.wallonie.be