Formations organisées en collaboration avec l’EMB.
05 décembre 2017

Question orale de M. Yves Evrard à Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, intitulée « Formations organisées en collaboration avec l’EMB ».

  1. Yves Evrard (MR).

Des cours de français destinés aux imams des mosquées reconnues et des formations en droit et sociologie à destination des conseillers islamiques ont été mis sur pied, en octobre 2016, par l’enseignement de promotion sociale, qui est ainsi pleinement dans son rôle de promoteur de formations.

En dépit d’une bonne collaboration entre le ministre Marcourt, l’Institut de développement des formations sur l’Islam, l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) et vous-même, ces initiatives n’ont pas eu le succès escompté.

Aucun des douze étudiants ayant suivi les trois unités d’enseignement de douze périodes visant à mieux outiller les conseillers islamiques dans le domaine de l’accompagnement civil et social n’a souhaité présenter l’évaluation prévue au terme de la formation.

Concernant les cours de français langue étrangère (FLE), 36 personnes ont réussi les modules de 80 heures dispensés pendant cinq mois et continueront leur cursus en 2017-2018.

Huit autres personnes ont échoué et rien ne semble prévu pour elles cette année. Le cours de FLE du premier niveau ne sera pas organisé. Pourriez-vous faire le point sur ces deux initiatives?

Comment analysez-vous leur succès mitigé? L’EMB vous a-t-il proposé des pistes de solution pour améliorer cette offre spécifique? La localisation des cours au ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles a-t-elle été un frein?

Enfin, quelles sont les formations proposées par l’enseignement de promotion sociale, en collaboration avec l’EMB et l’Institut de développement des formations sur l’Islam, en 2017-2018?

Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances.

Je tiens à rappeler que l’enseignement de promotion sociale est intervenu dans les deux projets lancés l’année scolaire passée comme prestataire de formation dans le cadre de l’Institut de promotion des formations sur l’Islam.

Pour ce qui concerne les modules de français à destination des imams, les acquis d’apprentissage ont porté, comme pour toute unité d’enseignement dans le domaine des langues, sur les cinq compétences attendues: la compréhension à la lecture et à l’oral, la production écrite et orale ainsi que l’interaction orale.

Pour la première édition d’un tel processus de formation à destination des imams, dont beaucoup maîtrisent très mal le français et sont peu habitués au cadre de l’enseignement, je ne parlerais pas de succès mitigé.

En effet, l’adhésion au dispositif a été importante, même s’il y a eu des abandons, et le taux de réussite reste dans une fourchette correcte pour les deux modules dispensés.

Je tiens à préciser que l’organisation des cours au ministère n’a pas présenté de difficulté pour les imams, mais il s’agissait d’une formule qui n’avait pas vocation à s’inscrire dans la durée.

Aucune modalité spécifique n’est actuellement prévue pour les imams qui n’ont pas atteint l’ensemble des acquis d’apprentissage, mais il faut souligner qu’ils ont évidemment la possibilité de s’inscrire dans un établissement de promotion sociale organisant des cours de français. L’offre d’enseignement est particulièrement étoffée sur l’ensemble du territoire de notre Fédération.

Des discussions sont actuellement en cours avec l’EMB au niveau de l’Institut de promotion des formations sur l’islam afin d’identifier la meilleure formule possible pour la reprise des formations, probablement en janvier prochain. Ces discussions sont menées en fonction de l’évaluation de la session précédente, en tenant compte de considérations pédagogiques, mais aussi de contraintes pratiques.

Leur issue déterminera si le projet se poursuivra dans l’enseignement de promotion sociale ou si d’autres pistes sont envisagées. À toutes fins utiles, je précise que le dossier relatif au master interuniversitaire en étude de l’islam relève de la compétence de mon collègue chargé de l’enseignement supérieur.

  1. Yves Evrard (MR).

Lorsque je parle de succès mitigé, c’est en étant bien conscient qu’il s’agit d’une première étape. Il faut continuer le travail. Cette sensibilisation à l’égard de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) doit être poursuivie, dans le contexte que nous connaissons, afin d’atteindre cet objectif du mieux vivre ensemble.

Il faudra tenter de comprendre pourquoi certaines personnes n’ont pas présenté d’examen au terme de la formation. Face aux situations d’échec, il faut analyser les causes et essayer de trouver des solutions pour que tout le monde aille dans la bonne direction.

Il s’agit donc d’un premier pas. Une fois que vous aurez pu évaluer et résoudre les problèmes qui se sont posés, nous pourrons affiner les propositions de cursus.

CRIc No33-Ens prom5 (2017-2018) ( 4 )




Source : http://parlement.wallonie.be