Turbulences à Unia.
25 avril 2017

Question de M. Yves Evrard à Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, intitulée « Turbulences à Unia » .

M. Yves Evrard (MR).

– Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, a connu quelques turbulences. Début avril, une petite manifestation a eu lieu devant ses locaux à la suite du licenciement d’une juriste qu’il employait.

Dans une interview publiée au mois de mars par l’hebdomadaire flamand « Knack », l’employée visée a présenté son interprétation plus que personnelle de la loi dite « Burqa ».

La nouvelle secrétaire d’État à l’Égalité des chances avait d’ailleurs relevé ces propos et souhaitait qu’Unia prenne ouvertement ses distances avec ceux-ci. Selon le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, le licenciement ne concerne en rien les propos parus dans la presse, mais découle d’une forme de rupture de confiance ainsi que d’autres éléments.

Le conseil d’administration d’Unia ne semble d’ailleurs pas avoir été consulté à ce propos.

Madame la Ministre, la fameuse loi « Burqa » ayant été validée par la Cour européenne des droits de l’homme, elle n’est pas sujette à interprétation. Avez-vous des précisions sur les motifs de ce licenciement ?

Quelles mesures les représentants d’Unia entendent-ils prendre pour veiller à éviter ce type de sorties et les incidents déplorables qu’ils engendrent de manière globale ?

Mme Isabelle Simonis, ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances.

– Monsieur, permettez-moi de vous répondre de manière factuelle, précise, sans incitation à la polémique ni émotions. Ceci me semble préférable dans le cadre de ce dossier.

Ainsi, l’accord de coopération entre l’autorité fédérale, les Régions et les Communautés visant à créer un Centre interfédéral pour l’égalité des chances précise qu’Unia est un organisme indépendant.

L’article 3 § 3 de cet accord dispose que : « Le centre exerce ses missions en toute indépendance, conformément aux Principes de Paris, tels qu’ils figurent à l’annexe de la résolution 48 138 de l’Assemblée générale des Nations Unies du 20 décembre 1993 ».

Le centre est géré par un conseil d’administration qui est compétent notamment pour les engagements du personnel. Celui-ci est notamment composé de deux représentants désignés par le parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Les motifs évoqués par Unia au sujet du licenciement sont du ressort des juridictions du travail devant lesquelles une procédure est en cours.

Il ne m’appartient pas de m’immiscer dans ce qui relève de la gestion quotidienne et des relations de travail au sein de cet organisme indépendant.

De plus, une réunion extraordinaire du conseil d’administration a confirmé la confiance donnée à la direction et au personnel d’Unia pour la gestion de ce licenciement.

Je communique avec le Centre interfédéral pour l’égalité des chances par le biais d’une plateforme de concertation et il n’y a en la matière ni tutelle, ni contrôle d’aucune sorte, puisqu’il est question que d’un échange d’informations entre partenaires.

M. Yves Evrard (MR).

– Votre réponse est claire et me satisfait en raison de son aspect factuel.

CRIc No 90-Ens prom13 (2016-2017) ( 14 )




Source : http://parlement.wallonie.be