L’émergence des Fin Techs en Wallonie
09 janvier 2018

QUESTION ORALE DE M. EVRARD A M. JEHOLET, MINISTRE DE L'ÉCONOMIE, DE L'INDUSTRIE, DE LA RECHERCHE, DE L'INNOVATION, DU NUMÉRIQUE, DE L'EMPLOI ET DE LA FORMATION, SUR « L’ÉMERGENCE DES FINTECHS EN WALLONIE » .

L'ordre du jour appelle la question orale de M. Evrard a M. Jeholet, Ministre de l'Économie, de l'Industrie, de la Recherche, de l'Innovation, du Numérique, de l'Emploi et de la Formation, sur « l’émergence des fintechs en Wallonie ».

La parole est a M. Evrard pour poser sa question.

M . Evrard (MR).

Monsieur le Ministre, le 14 décembre a eu lieu a Bruxelles une rencontre organisée par FinTech Belgium, communauté qui rassemble des professionnels, des entrepreneurs débutants et des investisseurs intéressés par des modèles économiques disruptifs et les nouvelles technologies développées pour le secteur financier.

L’occasion pendant cette journée de faire le point sur l’émergence des fintechs dans le paysage financier belge et l’impact de ces nouveaux acteurs de la finance.

Les nouvelles technologies impactent tous les domaines, celui de la finance y compris.

Comment la collaboration entre ces start-up et le secteur bancaire ou encore les géants d’Internet s’organise-t-elle ? Parle-t-on plutot de concurrence ou de collaboration ?

Un pole de compétitivité est-il actif a ce niveau ?

Lors de ce FinTech Summit, des représentants d’autres pays très actifs en la matière, comme le Royaume-Uni, étaient présents. Comment la Wallonie ou plus généralement la Belgique se situent-elles sur ce nouveau marché ?

Des collaborations internationales sont-elles envisageables ?

La parole est a M. le Ministre Jeholet.

M. Jeholet, Ministre de l'Économie, de l'Industrie, de la Recherche, de l'Innovation, du Numérique, de l'Emploi et de la Formation.

Monsieur le Député, la fintech est transversale a tous les secteurs d'activité. Il n'y a donc pas lieu de penser a un pole sectoriel, mais bien de favoriser la diffusion des fintechs au sein du tissu économique.

En ce sens, l'Agence du Numérique a mis sur pied un module de sensibilisation et de formation a la facturation électronique diffusé en partenariat avec des organisations professionnelles, le Syndicat national des indépendants par exemple, et également des banques, comme ING.

Par ailleurs, s'il n'existe actuellement pas de cluster fintech a proprement parler, l'agence a déja rencontré l'ensemble des banques actives sur le territoire wallon, ainsi qu'Atos Worldline afin d'examiner des possibilités de collaboration concrètes.

Il serait effectivement regrettable d'envisager le développement de l'écosystème fintech wallon sans s'appuyer sur ces acteurs importants et sans collaboration internationale.

Entre les start-up et le secteur bancaire, l'heure est en tout cas a la collaboration plutot qu'a la concurrence et c'est a la rencontre des deux mondes qu'émergent souvent des solutions techniques et technologiques les plus innovantes.

L'application Payconiq en est l'un des parfaits exemples puisqu'elle résulte d'une collaboration entre ING, KBC-CBC, Belfius et deux start-up fintechs qui sont Payconiq et Joyn.

Bien que le marché des fintechs soit dominé par quelques grands acteurs internationaux du monde bancaire et financier, la Wallonie dispose de 23 pépites innovantes actives dans les fintechs identifiées par Digital Wallonia. Je pense que c'est vraiment encourageant pour le développement de la Wallonie dans ce secteur.

La parole est a M. Evrard.

M . Evrard (MR).

Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. Ma question visait a avoir votre avis sur ce domaine en pleine explosion.

À vous entendre, la Wallonie est sur la balle et c'est évidemment heureux.

Mardi 9 janvier 2018 . P.W.- C.R.A.C. N° 63 (2017-2018) 61 .




Source : http://parlement.wallonie.be